S'il existe un terreau commun à Thomas Bonvalet, Daunik Lazro et Frédéric Jouanlong, c'est celui que l'on creuse avec la main, que l'on gratte avec doigté, l'œil dans la phalange, que l'on effleure souvent au souffle, pour en extraire, tel un archéologue, les vestiges d'une langue topographique oubliée ou à venir. Celle-là même qui dit que le corps, dans ses tensions et apaisements délivre des éclats bruts, terreux ou polis de mémoires enfouies, choisissant leur naissance ou leur résurrection au cœur de l'instant. Chercher, encore, rechercher activement sans répit les retrouvailles de vocabulaires libres comme par la pressurisation du corps, instrumentalisé. Trois univers, un espace.